L'UNION.
Département - Aisne
Epaux-Bézu : Un jeune sapeur volontaire se tue sur la route.
Douleur et consternation hier dans la famille Ridel après la disparition du jeune Christophe, ainsi qu'à la caserne castelle des pompiers où l'employé de la CGE était sapeur volontaire.
DIMANCHE 30 juillet 2006, vers 23 h 30, un jeune homme, demeurant à Verdilly, s'est tué sur le CD 1390 entre les communes d'Epaux-Bézu et de Monthiers.
Christophe Ridel, qui allait avoir 22 ans en octobre, avait terminé son service vers 22 heures, à la CGE où il était employé.
Après être passé à son domicile de Verdilly, où il demeurait avec ses parents, le jeune homme aurait décidé de rendre visite à un ami à Monthiers, mais il n'est jamais arrivé à destination.
Sapeur volontaire à Château-Thierry
Est-ce le brouillard présent à cette heure tardive ou la présence d'un animal traversant la voie qui a provoqué l'accident ? Toujours est-il que le jeune homme, qui était seul à bord, aurait perdu le contrôle de sa voiture qui a effectué plusieurs tonneaux sur la route avant de s'immobiliser.
Les pompiers de Neuilly-saint-Front et de Château-Thierry, rapidement sur place, ont secouru le conducteur, mais ils n'ont pas pu le ranimer.
Le maire de Verdilly et son fils, amis de la famille, ont annoncé la nouvelle aux parents : « Christophe était un garçon adorable, calme, équilibré, très gentil », explique Éric Masse, « c'est un drame pour la famille, Christophe était leur seul enfant ».
Christophe Ridel était apprécié de ses collègues du centre de secours de Château-Thierry, où il était sapeur volontaire : « Il est entré comme jeune sapeur en 1997 », explique le capitaine Buaud, « il était visiblement apprécié par ses camarades. Moi, je l'ai peu connu, parce qu'il était en disponibilité depuis quelques mois, alors que je n'étais pas encore nommé à Château-Thierry. Il préparait un concours je crois ».
Un très bon élément de la CGE
En effet, le jeune homme était entré à la CGE (Compagnie générale des eaux) de Château-Thierry, le 1er septembre 2004, « comme apprenti », note le DRH de l'entreprise. Son contrat devait se terminer à la fin du mois d'août, « mais il aurait probablement été embauché. Il venait de réussir son CAP. Selon l'appréciation de ses formateurs, c'était un très bon élément ».
L'émotion était grande hier dans la famille bien sûr, mais aussi au centre de secours ou à la CGE.
Ph.C.